
{"id":1069,"date":"2025-11-10T10:00:55","date_gmt":"2025-11-10T10:00:55","guid":{"rendered":"https:\/\/elprincipaldecorsega.com\/exposicions\/ramon-herreros-la-tierra-esta-desierta-y-vacia-la-terre-est-deserte-et-vide\/"},"modified":"2025-11-10T11:16:37","modified_gmt":"2025-11-10T11:16:37","slug":"ramon-herreros-la-tierra-esta-desierta-y-vacia-la-terre-est-deserte-et-vide","status":"publish","type":"exposicions","link":"https:\/\/elprincipaldecorsega.com\/fr\/exhibitions\/ramon-herreros-la-terre-est-deserte-et-vide\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0RAMON HERREROS: LA TIERRA EST\u00c1 DESIERTA Y VAC\u00cdA\u00a0\u00bb (La terre est d\u00e9serte et vide)"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\">[vc_row css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1725805389868{margin-bottom: 32px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]\r\n<h6>Du 14 novembre 2025 au 14 mars 2026<\/h6>\r\n&lt; Un matin de la fin juin, j\u2019ai re\u00e7u un mail. S\u00f2nia Villegas pr\u00e9parait une exposition de Ramon Herreros \u2014 la premi\u00e8re depuis longtemps. Quelques jours plus t\u00f4t, j\u2019\u00e9tais all\u00e9e \u00e0 l\u2019atelier avec lui pour choisir les tableaux. Une amie et moi les aidions \u00e0 les d\u00e9placer, en \u00e9coutant pourquoi un tableau oui, et un autre non. Le mail venait d\u2019elle. Elle me proposait d\u2019\u00e9crire le texte du catalogue. Ma premi\u00e8re r\u00e9action fut la surprise, suivie du doute. J\u2019en ai parl\u00e9 \u00e0 Ramon, et il m\u2019a dit que si j\u2019en avais envie, je devais le faire. En plus de quarante ans d\u2019expositions, personne ne m\u2019avait jamais demand\u00e9 un texte. Cela me paraissait logique : je suis trop proche de son \u0153uvre et de lui-m\u00eame. Mais c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela qui avait conduit S\u00f2nia \u00e0 penser \u00e0 moi. Finalement, j\u2019ai accept\u00e9. &gt;\r\n\r\n<strong>C\u2019est par ces mots que N\u00faria Vidal, critique de cin\u00e9ma et compagne de l\u2019artiste barcelonais, conclut <em>Ramon Herreros : La terre est d\u00e9serte et vide<\/em>. Depuis 1982, lorsque l\u2019artiste a commenc\u00e9 \u00e0 esquisser des mouvements ondoyants dans l\u2019art figuratif \u2014 bien qu\u2019il ait r\u00e9affirm\u00e9 son attachement \u00e0 l\u2019abstraction dix ans plus tard, avec la pr\u00e9sentation de <em>El axioma de Mar\u00eda<\/em> \u00e0 la Galerie Maeght de Barcelone \u2014, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 des femmes fortes et courageuses, un toucher r\u00e9solument naturaliste et une sensualit\u00e9 onirique se sont impos\u00e9es avec gr\u00e2ce et \u00e9l\u00e9gance jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. <\/strong>\r\n\r\n&lt; Les onze tableaux pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 El Principal de C\u00f2rsega ont \u00e9t\u00e9 choisis avec grand soin pour montrer l\u2019\u00e9volution d\u2019une peinture pass\u00e9e de l\u2019abstraction \u00e0 la figuration, sans jamais perdre son caract\u00e8re reconnaissable et personnel. Le plus ancien date de 1989, une abstraction o\u00f9 flotte d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9sir de figuration dans cette feuille noire suspendue en haut du tableau. Un autre tableau abstrait, de 1992, appartient \u00e0 la s\u00e9rie <em>El axioma de Mar\u00eda<\/em>, titre \u00e9vocateur d\u2019un ensemble pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Galerie Maeght de Barcelone la m\u00eame ann\u00e9e.\r\n\r\nDeux peintures des ann\u00e9es quatre-vingt-dix marquent le passage de l\u2019abstraction \u00e0 la figuration. Ce sont deux \u0153uvres figuratives, mais nullement naturalistes. <em>La espera \u2013 I<\/em> (1995) montre une femme assise dans le vide, lisant un livre. Deux couleurs dominent la composition : les tons gris du fond, sur lesquels se d\u00e9tache la figure illumin\u00e9e de celle qui attend. <em>La tierra est\u00e1 desierta y vac\u00eda<\/em> (1997) est, \u00e0 mes yeux, l\u2019une des pi\u00e8ces les plus importantes de l\u2019\u0153uvre de Ramon. La femme endormie qui r\u00eave, envelopp\u00e9e d\u2019un manteau couleur de terre sous un palmier sur fond bleu, est l\u2019un de ses tableaux les plus myst\u00e9rieux et fascinants.\r\n\r\n<em>La ofrenda de Tur\u00edn \u2013 IV<\/em> (2001) est l\u2019une de ses \u0153uvres les plus sereines. On ne se lasserait jamais de regarder ce chien endormi aux pieds d\u2019une femme assise et tranquille. En revanche, les deux tableaux intitul\u00e9s <em>Alicia <\/em>(2002\u20132003) sont des portraits audacieux d\u2019une femme fi\u00e8re de l\u2019\u00eatre, une femme dont Ramon sait capter la force et la puissance.\r\n\r\nSi la figuration planait d\u00e9j\u00e0 dans le premier tableau, dans <em>Constelaciones<\/em> (2004), c\u2019est l\u2019abstraction qui cherche \u00e0 s\u2019imposer, dans une combinaison magique entre une grenade \u2014 le fruit le plus sacr\u00e9 \u2014 et la constellation d\u2019Orion, brillante dans le ciel nocturne du printemps. Magie, myst\u00e8re, quelque chose de sacr\u00e9 : c\u2019est ce que l\u2019on per\u00e7oit, d\u00e8s le titre, dans <em>La cazadora de rocas<\/em> (2003\u20132004), une toile physique, tangible, o\u00f9 la sensualit\u00e9 et l\u2019humanit\u00e9 du mod\u00e8le s\u2019appuient sur la solidit\u00e9 structurelle d\u2019un rocher.\r\n\r\nLes deux derni\u00e8res peintures choisies pour cette exposition datent de 2011 et 2013. Ce sont des \u0153uvres architecturales. <em>Monasterio de Leyre<\/em> invite au silence et \u00e0 se r\u00e9fugier sous l\u2019arbre noir, peut-\u00eatre en \u00e9coutant un lointain chant gr\u00e9gorien. <em>El \u00e1rbol filos\u00f3fico<\/em> r\u00e9unit la forme carr\u00e9e d\u2019un \u00e9difice et la forme organique d\u2019un arbre sec ; cette union justifie pleinement le titre de l\u2019\u0153uvre.\r\n\r\nJe ne suis pas critique d\u2019art ; c\u2019est pourquoi mon approche de la peinture est \u00e9motionnelle, voire sentimentale. Je remercie sinc\u00e8rement S\u00f2nia d\u2019avoir choisi ces tableaux et de m\u2019avoir donn\u00e9 l\u2019occasion de partager des pens\u00e9es que je gardais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pour moi seule. Cette exposition n\u2019est pas une r\u00e9trospective, ni ne cherche \u00e0 l\u2019\u00eatre, mais elle rend au public les multiples Ramon Herreros qui ont exist\u00e9 au cours de ces quarante ann\u00e9es. Ceux qui le connaissent le reconna\u00eetront ; ceux qui le d\u00e9couvrent pour la premi\u00e8re fois, il se peut qu\u2019ils ne l\u2019oublient jamais. &gt;[\/vc_column_text][vc_btn title=\u00a0\u00bbCatalogue d&rsquo;exposition\u00a0\u00bb style=\u00a0\u00bbgradient-custom\u00a0\u00bb gradient_custom_color_1=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb gradient_custom_color_2=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb gradient_text_color=\u00a0\u00bb#c2721c\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbright\u00a0\u00bb i_icon_fontawesome=\u00a0\u00bbfar fa-sticky-note\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb add_icon=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb link=\u00a0\u00bburl:https%3A%2F%2Fshowrooms.itgalleryapp.com%2Fca_CA%2Fel-principal-de-corsega-ramon-herreros-la-tierra-esta-desierta-y-vacia|title:Ramon%20Herreros%20Catalogue%20EPDC|target:_blank|\u00a0\u00bb el_class=\u00a0\u00bbcustom-post-button\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_masonry_media_grid gap=\u00a0\u00bb20&Prime; css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb grid_id=\u00a0\u00bbvc_gid:1762768510081-edc81abb-072a-10&Prime; include=\u00a0\u00bb1041,1045,1053,1049,1057,1061&Prime;][\/vc_column][\/vc_row]<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\r\n&lt; Un matin de la fin juin, j\u2019ai re\u00e7u un mail. S\u00f2nia Villegas pr\u00e9parait une exposition de Ramon Herreros \u2014 la premi\u00e8re depuis longtemps. Quelques jours plus t\u00f4t, j\u2019\u00e9tais all\u00e9e \u00e0 l\u2019atelier avec lui pour choisir les tableaux. Une amie et moi les aidions \u00e0 les d\u00e9placer, en \u00e9coutant pourquoi un tableau oui, et un autre non. Le mail venait d\u2019elle. Elle me proposait d\u2019\u00e9crire le texte du catalogue. Ma premi\u00e8re r\u00e9action fut la surprise, suivie du doute. J\u2019en ai parl\u00e9 \u00e0 Ramon, et il m\u2019a dit que si j\u2019en avais envie, je devais le faire. En plus de quarante ans d\u2019expositions, personne ne m\u2019avait jamais demand\u00e9 un texte. Cela me paraissait logique : je suis trop proche de son \u0153uvre et de lui-m\u00eame. Mais c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela qui avait conduit S\u00f2nia \u00e0 penser \u00e0 moi. Finalement, j\u2019ai accept\u00e9. &gt;\r\n<\/p>\r\n\r\n<br><p>\r\n<b>\r\nC\u2019est par ces mots que N\u00faria Vidal, critique de cin\u00e9ma et compagne de l\u2019artiste barcelonais, conclut <i>Ramon Herreros : La terre est d\u00e9serte et vide<\/i>. Depuis 1982, lorsque l\u2019artiste a commenc\u00e9 \u00e0 esquisser des mouvements ondoyants dans l\u2019art figuratif \u2014 bien qu\u2019il ait r\u00e9affirm\u00e9 son attachement \u00e0 l\u2019abstraction dix ans plus tard, avec la pr\u00e9sentation de L\u2019axiome de Maria \u00e0 la Galerie Maeght de Barcelone \u2014, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 des femmes fortes et courageuses, un toucher r\u00e9solument naturaliste et une sensualit\u00e9 onirique se sont impos\u00e9es avec gr\u00e2ce et \u00e9l\u00e9gance jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. \r\n<\/b>\r\n<\/p>\r\n\r\n<br><p>\r\n\u00ab C\u2019est une exposition qui redonne au public les nombreux Ramon Herreros qui ont exist\u00e9 au cours des quarante derni\u00e8res ann\u00e9es. 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